lundi 27 juillet 2026

Aéroport. Plage. Épicerie. Piquenique. Espionnage.

Aéroport.

Je suis allée chercher Sylvie qui arrivait de Paris ce matin, après un petit vol de 53 minutes, mais aussi (surtout) un grand vol de 6h30 entre Montréal et Paris. Petit aéroport charmant que celui de Brest. Et tout juste à côté de la maison, en plus. C'était vraiment cool: je suis arrivée vers 9h15, je me suis installée pour prendre un café drette en face d'où l'avion allait se parquer. Faque j'ai tout vu ça. 

 

Je suis contente de retrouver mon amie qui sera avec moi pour les deux prochaines semaines. La Bretagne n’a qu’à bien se tenir.


Pieds dans l’eau.

Pour se remettre du décalage horaire et de ses émotions, elle a fait une petite sieste, ce que je peux comprendre. Et après le diner, on est parties en exploration. Ça commencé par la plage du moulin blanc, à Le Relecq Kerhuon, au sud de Guipavas, sur le bord de l’océan, évidemment (c’est pour ça qu’il y a une plage!) Oh le bonheur de se sacrer les pieds dans l’eau. Et je vous jure que c’était pas l’envie qui manquait de mettre le reste du corps. Mais je me suis retenue. L’eau était bonne (autour de 20) et la température itou (un genre de 24). Si ça pouvait rester comme ça pour les trois prochaines semaines, ça ferait vraiment mon affaire.

La plage, elle, est comme en sable et en miettes de coquillages. Ça fait que ça râpe sous les pieds, ça, mes amis. C’est comme se passer un gant de crin ben ben ben rugueux. Mais ça m’a pas empêché de me ramasser une tite pognée de sable que j’ai mis dans un tisac ziploc.

Épicerie.

Grand dieu que c’est le fonne de se promener dans les épiceries ailleurs. Hier, j’étais allée rapidement chez Intermarché. Aujourd’hui, c’est le Leclerc de Le Relecq Kerhuon qu’on a visité. Et, comme prévu, j’ai acheté toutes sortes d’affaires disparates: un coussin pour mettre dans mon dos pour conduire, des lunettes à éclipse solaire, une nappe (je vous ai dit, hier, que j’haïssais les tables en verre, vous me suivez?), une gourde thermos (j’ai presque volontairement laissé la mienne à Montréal) pis de la bouffe. D’immense gambas pour souper, des légumes (oui, oui… mais pas de brocoli!), deux bouteilles de vin rosé (dont une à 2 euros – on s’était dit que si elle était pas bonne, on la tirerait dans le lavabo. Pas besoin: on l’a bu), des biscuits pur beurre, de l’Orangina… Fallait juste pas oublier qu’on est ici pour une semaine. On repart pour arpenter la Bretagne dimanche prochain. Faque faut pas trop en avoir d’avance.

On a fait toutes les rangées, regardant à droite et à gauche ce qu’on trouvait étrange ou différemment proposé. On a pas tripé sur la section des fruits et légumes, mais on a bien aimé la section sur les vins. Pis j’ai aimé l’étalage de cannes de poisson, d’autant plus que la compagnie qui fait les cannes de sardines, c’est Mouettes d’Arvor. On trouve ça ben drôle, ça, Mouettes. C’est de même.

Cela dit, on n'a pas été impressionnées du Leclerc de Le Relecq Kerhuon. Va falloir en trouver un autre digne de ce nom.

Piquenique.

On s’est fait un cool souper, qu’on a mangé sur la terrasse dehors. Gambas, salade, fromages, pain crouté, vin. Avec des gaufres de Meert pour dessert. Touttttte va ben.

Espionnage.

Dans le cartable laissé par Aurélie (c’est clair que Jean-François n’a pas mis son nez là-dedans), ça dit qu’il faut laisser les vidanges au chemin les semaines impaires et le recyclage au chemin les semaines paires. Euh??? C’est quoi, une semaine paire? Faque ce soir, après le souper, on a fait semblant de vouloir aller prendre une marche dans notre petite rue tranquille pour voir le bac que les voisins avaient poussé au chemin. Couvercle mauve. Vidanges. Alors, mine de rien, j’ai roulé le bac avec le couvercle mauve au chemin en me disant qu’on était une semaine impaire. Et là, il fallait aussi espionner de quel sens il fallait mettre le bac. On a conclu qu’il fallait mettre les roues du bac vers la rue. C’est fou tous les petits détails qu’il faut maitriser...

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