Coup de cœur de Sylvie en ce vendredi: Locronan. Moi, je savais qu’elle aimerait ça. J’avais vu le village en 1990, alors que monsieur Fouyet m’y avait amené pendant la fin de semaine que j’avais passé «au chalet» des Fouyet (simmonac de chalet, toi). J’avais fait un stage au Crédit mutuel de Bretagne en juin et juillet 1990 en échange d’un stage de son fils Ronan chez Desjardins. Ça s’appelait un échange de bons procédés. Faque je connaissais Brest (le stage était au bureau-chef du CMB, à Le Relecq-Kerhuon), je connaissais Quimper, je connaissais Locronan… en fait, je connais pas mal de place qu’on a sur notre liste pour les deux semaines où Sylvie est là. Mais je m’en fous pas mal. C’est cool, quand même, de revoir des trucs.
Faque Locronan, en ce vendredi midi. Joli petit village tout vieux, gardé «en l’état», là où il se tourne des films d’époque.
Quand on se stationne, on ne sait pas trop ce qu’on va voir au tournant de la rue qui vient du parking. Faque c’est ça.
Avouez que c'est plutôt vieux... et joli. On a erré dans les rues sales et transversales. Parce que c’est yinque beau. D’ailleurs, le village fait partie de deux associations: Petite cité de caractère et Plus beaux villages de France. C’est sérieux, ces deux labels-là. C’est que le village doit répondre à des impératifs d’environnement, de tourisme, d’accueil. Il y a, sur la grand-place, 14 maisons collées qui, à une époque lointaine, abritaient la compagnie des Indes dont on a entendu parler dans l’histoire de la Nouvelle-France. Toutte est dans toutte, c’est connu.Et au milieu de la grand-place, l’Église Saint-Ronan que je suis allée voir. Du vieux stock.
Deuxième village (ben, mettons que c’est plus une ville avec ses 21 000 habitants): Concarneau. Il y a une ville (pour loger les habitants, pas le choix…) et une ville close (qui sert essentiellement au tourisme, même si des gens habitent ce bout de ville où moi, je n’habiterais pas pantoute (Sylvie non plus, d’ailleurs).On a commencé notre visite de la ville par les corniches qui longent le Golfe de Gascogne (un renflement de l’océan Atlantique) en faisant un tour de titrain touristique. C’est que c’était moins cher parce qu’on avait un rabais pour cause de tour de titrain à Quimper. On n’aurait pas eu le rabais qu’on aurait fait le tour quand même! La chauffeuse du train nous a bien fait rire en nous disant qu’on avait le tarif des moins de 18 ans…
Le bord de mer est fort joli. C’est plein de plages avec pas grand monde qui se baigne. Je me serais volontiers sacré dans l’eau si j’avais été à côté. Mais comme j’étais dans le train, je me suis retenue…
Le titrain nous a ramené au ras de la ville close. J’avais comme envie de voir ça, moi. Bon, c’est vu. Les remparts sont bien conservés, mais on n’a pas marché dessus (ce qu’on aurait pu faire). On s’est contenté de rester en bas, dans le stock touristique.
Mais je me suis payée une part de kouign aman, le premier depuis mon arrivée en Bretagne. Maudit que c’est bon, ça. La recette? Pâte feuilletée, beurre, sucre, pâte feuilletée, beurre, sucre, pâte feuilletée, beurre, sucre… enfourné pour faire caraméliser le sucre. Vous dire que c’est gras et sucré… mais maudit que c’est bon!
Pour le reste, j’ai pas été impressionnée de Concarneau. Mais, comme d’habitude, je suis contente d’avoir découvert la place. Chus de même, moi. Je me réjouis d’être ailleurs, c’est toute.
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J’ai oublié de vous raconter une anecdote qu’on rit encore, Sylvie et moi. Ça s’est passé mardi, lors de notre visite d’Océanopolis. Un moment donné, on a pris l’ascenseur. Jusque-là, rien de drôle (ben, en fait, l’anecdote est pas tellement drôle non plus…) On sort de l’ascenseur. Devant nous, une petite famille qui va entrer dans l’ascenseur. Papa a son fils d’à peu près 5 ans sur les épaules. Tout à coup… bang!!! Papa n’a pas pensé qu’il était plus «grand», avec son fils sur les épaules et le fils vient de se prendre le haut de la porte de l’ascenseur en pleine face! C’est pas fin de rire du malheur du monde, mais on a trouvé Papa bien drôle de ne pas avoir pensé que Fiston ne passerait pas dans l’entrée de la cage d’ascenseur. Ça nous a permis de nous raconter toutes sortes d’histoires où des amis (pas nous, évidemment!) avaient oublié les vélos sur le toit de l’auto et avaient tenté d’entrer dans un stationnement souterrain, ou autre gnaiserie du genre. On s’amuse aux dépends des autres, finalement.
A voir ces maisons, je comprends très bien que le vieux Québec a été construit par des bretons, même architecture..Nicole G
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