Première journée brestoise. Ben, guipavasienne en fait. Journée grise, nuageuse, pluvieuse par moment, avec quelques rayons de soleil ici et là. Et à peine 20 degrés. La Bretagne, quoi.
Si vous vous inquiétiez, j’ai plutôt bien dormi. Je me suis réveillée souvent, mais je me rendormais tout de suite après. Il faut que j’apprivoise mon nouveau lit, celui de Mathis. Pour être certaine de me lever assez tôt pour pouvoir faire mes ablutions et aller à l’épicerie avant que ça ferme (la majorité n’ouvre pas le dimanche et les ceuzes qui ouvrent ferment à midi), j’avais quand même mis mon téléphone à sonner à 9h15. Je n’étais pas très loin dans les bras de Morphée quand bord de mer m’a réveillé.
Faque première activité: un bébé tour à l’épicerie. Parce que le vrai tour, ça va être demain, avec Sylvie. Je me suis retenue un peu, mais comme j’ai fréquenté un moyen Intermarché, je n’étais pas en train de virer folle, même si j’ai fait toutes les rangées. J’ai quand même retrouvé des affaires aimées… que j’ai acheté. Comment résister au fromage blanc? Ben, je n’ai pas résisté.
J’ai acheté un peu de jambon, des œufs, une baguette, des fromages… et je suis revenue diner à la maison. Tomates, mozzarella, fromages, jambon, baguette. Du stock français, quoi.
Tiens, parlant de maison, je vous la présente: maison, voici mes amis. Amis, voici maison.
Guipavas est une petite ville en banlieue collée de Brest. Mon quartier est assez uniforme, du moins ce que j’en ai vu. Des petites rues tranquilles, du moins, la mienne, qui est un U – donc où ne passent que les gens qui ont d’affaire là! Mes échangistes, Aurélie et Jean-François, sont originaires de la région et y habitent depuis 20 ans.
La maison a trois étages: la cave est tout en ciment. Jean-François a organisé une partie qui ressemble à discothèque qui ne sert plus vraiment aujourd’hui! C’est là où il y a la laveuse et la chesseuse, et le garage. Je n’irai pas très souvent… même si faire le lavage est une activité que j’aime faire!
Le rez-de-chaussée est fort agréable parce que bien vitré et aéré. Il y a de grandes fenêtres qui donnent sur la cour (qui elle, donne sur un champ). Quand tout est ouvert, c’est très clair. Mais pendant la canicule, ça devait être chaud en tipépère. Très (très!) jolie cour, avec des plantes (qui sont autonomes!), une belle terrasse. En dedans, le salon, la salle à diner, la cuisine. Une toilette, une salle de bain (ce n’est pas la même chose, allons donc) et deux bureaux.
À l’étage, les chambres : celle de Mathis (la mienne), celle de Samuel (celle de Sylvie), celle des parents, la chambre d’invités et, encore une fois, une toilette et une salle de bain.
Vraiment cool, je vous dis.
La cuisine a été refaite il y a peu de temps. Ça parait. Mais j’haïs ça, les tabourets et le comptoir pour manger. C’est une nouvelle (ben pas tant) mode, pis ça m’énerve. Y’a-tu quelqu’un qui est bien assis là-dessus?
Rappelez-vous le monologue de Lise Dion sur le fait de porter des talons hauts et d’essayer de s’assoir sur un tabouret. À l’époque, j’avais braillé ma vie de rire. Encore aujourd’hui, je pense à ce monologue-là quand je vois quelqu’un essayer de s’assoir, pas confortablement pantoute, sur un tabouret. Faque pour me faire rire (et vous faire rire itou), je vous le redonne (pis j’ai encore ri en le regardant ce soir!).
Dans la salle à diner, une table en verre. Ça aussi, j’haïs ça. Je vais me mettre à la recherche d’une nappe, demain, chez Leclerc. Comme c’est un hypermarché, ça devrait se trouver.
Je suis quand même étonnée de voir des genres de palmiers. C’est qu’on est en Bretagne, simmonac. C’est quand même haut dans le nord, ça. C’est tellement haut que le soleil, en cette fin de juillet, se lève à 6h et se couche à 22h. Je ne vais surtout pas m’en plaindre.
Je dois prendre soin de poissons. Prendre soin, ici, n’est pas le bon mot. Je les regarde, je leur parle, je leur demande à quoi ils servent, de la même façon que je demandais à Geek, la lapine alsacienne, à quoi elle servait, parce qu’ils sont autonomes. Je n’ai rien à faire. Mais ça peut être zen de regarder un aquarium.
Ce soir, j’ai mangé le restant de far noir breton qu’Aurélie avait fait hier. Moi qui fais manger de la kacha chesse à mes étudiants quand on étudie le roman Une journée d’Ivan Denissovitch, là, la farine de sarrazin, c’est autre chose. C’était vraiment bon. J’étais contente qu’il en reste après le souper d’hier soir!J’ai aussi passé une bonne partie de la journée (ben, de 15h à 21h) à suivre la progression du vol de mes Bretons entre Paris et Montréal sur FlightRadar24. C’est que Jean-François n’était pas brave pantoute. Il s’était gréyé de toutes sortes de pilules pour que ça se passe mieux… Il est infirmier, alors il savait de quoi il avait besoin!
Pis ce qui est drôle, c’est que le Boeing 777 d’Air France qui a amené mes Bretons à Montréal va ramener Sylvie en France! Tu parles d’un adon. Faque j’ai veillé jusqu’à 23h30, le temps que ma chum parte de Montréal. Je la retrouve demain matin, à l’aéroport de Brest.
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| Pis là, il fallait virer pour s'en aller du bon bord! Elle s'en vient. |
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Moi aussi a chaque fois que je vois des tabourets ou que je doive m’y asseoir avec mes très ‘’longues’’ jambes, je pense a Lise Dion…. Ah ce que je l’avais ri…Nicole G
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