jeudi 6 août 2026

Allez, chantez!

Tous ensemble... À Saint-Malo beau port de mer...

La ville de Saint-Malo est peuplée d’à peu près 50 000 habitants et la section intramuros a 1600 habitants. À l’époque, c’était un bastion pour les corsaires, les pirates «légaux» approuvés par le roi (oui, oui). D’où les murs de granit qui entourent la ville intramuros. Évidemment, c’est l’intramuros qui attire les touristes. Un tas de touristes. Dont nous faisons partie (et on s’assume). La ville a été détruite à 80% lors de la Seconde Guerre mondiale, mais elle a été reconstruite dans un style «historisant» et non à l’identique. Les remparts n’ayant pas été détruits, la vieille ville a donc été reconstruite à l’intérieur, avec les pierres numérotées par les habitants qui voulaient, quand même, que les pierres de certains édifices servent à l’édification du même édifice après la guerre.

Même si on est arrivées hier soir, on a commencé ce matin par un tour de titrain touristique. Le bonheur. Sauf qu’on n’a pas entendu grand-chose du commentaire, entre les cris des enfants qui étaient deux bancs devant nous et les bruits de la circulation ambiante. Bof. On a fait un tour de titrain, c’était ça l’important.

 

On a marché sur les remparts.

 

On a marché en ville. Un peu hier soir après le souper et un peu beaucoup aujourd’hui. Au hasard de nos pas, la Cathédrale Saint-Vincent, là où est le corps de Jacques Cartier… mais que personne savait qu’il était là, jusqu’à des travaux de rénovations en 1949, après la guerre. Mettons que depuis, ils lui ont fait une sépulture qui a de l’allure.

On a vu la Place du Québec et la Maison du Québec. C’est ici qu’en 1990, j’avais appris la mort de l’accord du Lac-Meech et l’élection de Jean Chrétien à la tête du parti libéral du Canada, la fin de semaine de la Saint-Jean.

C’est toujours ben de Saint-Malo qu’était parti Jacques Cartier dans son désir de trouver une route pour les Indes, ce qu’il n’a pas trouvé pantoute. Il a trouvé… des Indiens. On a trouvé que la maison du Québec faisait grand état des autochtones du Québec, et bien peu du reste.

À côté de la Maison du Québec, la statue de Surcouf qui m’avait bien fait rire en 1988. J’avais dit, en le regardant, «les toilettes, c’est par là!». Corsaire et négrier de la fin du 18e siècle, il est un riche Malouin, bien reconnu ici.

En après-midi, j’ai osé faire un tour de grande roue. Oui, oui, j’ai fait ça. Le garçon à l’accueil avait une casquette du Canadien vissé sur la tête. Je lui ai demandé ce que faisait un Breton avec une casquette du Canadien… Il a paru surpris de ma question, puis a déduit que j’étais québécoise…

Je suis toujours contente d’oser, même si le premier tour est toujours un peu inquiétant. Que voulez-vous, j’ai le vertige.

D’en haut, on voit bien la ville et le bateau L’Étoile du Nord (qui a servi au tournage du film Le Comte de Monte-Cristo. Aujourd’hui, bien ancré dans le port, il se visite. Mais chus pas allée.

 

J’ai profité de l’après-midi pour mettre mes pieds dans la Manche. Bon, c’est pas la mer mais c’est tout comme. La Manche se déverse dans l’océan Atlantique. À marée basse. Parce qu’à marée haute, la mer vient se fracasser sur les remparts.


Des huitres. Des moules. De la crègne glacée. Une crêpe complète. Une crêpe banane-chocolat. Du poulpe.


 

Notre hôtel.

On avait volontairement pris un hôtel intramuros, justement pour ne pas avoir à prendre le char pendant la journée. Vous dire que c’est mal amanché, l’affaire de l’hôtel… qu’on a payé assez cher merci.

L’hôtel m’a écrit trois fois dans la semaine, par trois canaux différents: Booking.com (par où j’avais réservé), par courriel à mon adresse gmail et par What’sApp par mon numéro de téléphone. Chaque fois pour me demander de me préinscrire à l’accueil de l’hôtel. J’ai bien voulu le faire par Booking, mais quand on m’a demandé une photo de mon passeport, j’ai laissé faire. On allait s’inscrire à l’accueil de l’hôtel pis ça prendrait 2 minutes de plus, c’est toute (pour votre information, à l’accueil de l’hôtel, on ne m’a même pas demandé une tite pièce d’identité de rien du tout).

On avait réservé un stationnement. Mais comme l’hôtel est dans l’intramuros, on ne sait pas trop comment aller déposer nos valises. N’entre pas dans l’intramuros avec un char qui veut. J’écris à l’hôtel (par Booking) et chaque réponse que je reçois est incomplète. Genre «Vous devez vous stationner pour venir chercher le pass pour aller dans le stationnement de la ville». OK. Mais je me stationne où en attendant? Autre message. «Vous vous stationnez dans le parking 2 minutes». OK. Mais il y est où, le parking 2 minutes? Je ne vous dis pas le zigonnage qu’on a dû faire pour se retrouver. En fait, on a jamais trouvé le parking 2 minutes. J’allais laisser le char là, avec Sylvie dedans, quand on a croisé des gendarmes à qui on a demandé (c’est pourtant pas du monde de l’office de tourisme, les gendarmes!). Faque on a laissé le char là où j’allais le laisser. Messemble que juste une capture d’écran de Gougueulemappe avec un point où est le parking 2 minutes nous aurait évité ben du zigonnage. On finit par mettre la main sur le laissez-passer… qu’il va falloir ramener demain matin, après avoir sorti le char du stationnement et l’avoir laissé encore dans le parking 2 minutes pour rapporter le pass. C’est un peu mal fait, on trouve.

Bon, le déjeuner maintenant. C’est de 7h à 10h. Mais à 9h30, il n’y a plus d’œufs brouillés. Et ils n’en feront plus cuire. Le café se prend dans une machine, mais à 9h30, le cappuccino et le café au lait ne sont plus disponibles. La machine est vide. J’ai eu le dernier café au lait, mais je ne vous dis pas l’état du lait… qui ne se mélangeait pas au café. À 15 euros le déjeuner, on trouvait ça cher. Mais on s’en fout, on l’a volé.

Le papier-cul dans la chambre est en petits carrés séparés les uns des autres. Je ne pensais pas que ça existait encore! C’est tellement mal fait. D’autant plus que pour avoir accès au distributeur, il faut se lever du bol. Non, mais, t’sais, quand t’as la crotte au cul, ça ne te tente pas de te lever pour aller chercher du papier cul.

Pis là, on vous épargne l’absence de crochets dans la salle de bain pour mettre les serviettes et les robinets incompréhensibles dans la douche.

Pis il y a des pénalités de 45 euros, d’un coup que ça nous tenterait de voler la serviette…

Heureusement, une température magistrale aujourd’hui: à peine 20 toute la journée et plein soleil, avec plein de vent itou. Une température idéale.

 

1 commentaire:

  1. J'ai de bons souvenirs de St-Malo et heureusement nous avions un meilleur hôtel que le vôtre

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