lundi 10 août 2026

Est-ce qu'on peut se ruiner à cause d'un orgasme?

Souper digne des dieux, en ce lundi soir.

J’ai décidé de me ruiner. Mais finalement, peut-être pas tant que ça, vu la jouissance.

J’ai choisi le menu dégustation, avec l’accord mets-vins. Tout ça pour 81 euros (faque autour de 120 piasses, ce qui n’est pas excessif quand j’y pense).

Je suis allée au restaurant Chez Brume, à Rennes. Ledit restaurant est spécialisé dans le poisson. Seulement. Ce qui faisait tout à fait mon affaire, vu la Bretagne. Quand je suis arrivée au resto, comme j’avais réservé par Internet, on m’a installé dans le restaurant. Il faisait pas mal chaud (ce n’est évidemment pas climatisé). Celui qui avait l’air du gérant a décidé d’empiéter sur le trottoir en face du magasin d’à côté (qui fermait à 19h) pour m’installer dehors. Oh que merci. C’était vraiment plus chouette, avec les 25 degrés qu’il faisait.

Mais tchéquez ce que j’ai eu pour 120 piasses... 

Petite mise en bouche: houmous maison.


Première entrée: cœur de thon mariné au curry (si peu), pressé d’aubergine et tomates, purée de blette et sauce pistou. Le thon était tellement bon, ça fondait dans la bouche. Et moi qui ne sait jamais trop quoi faire avec les aubergines, là, j’avoue que le chef, lui, il savait faire!

Deuxième entrée: sardine grillée, déposée sur des tomates verte, rouge et jaune, avec de l’eau de tomate. Mais le plus surprenant: de la crème glacée de tomate verte.  Oui, de la crème glacée aux tomates vertes. Quand mon serveur m’a dit ça, je ne l’ai comme pas cru. Vous dire que c’était bon, ça n’avait aucun bon sens. Tout plein d’orgasmes dans ma bouche.

Les deux entrées ont été accompagnées d’un Quincy, un vin blanc de la Loire à dominance sauvignon. Évidemment, ça fitait vraiment avec le poisson… (et ça fait que je me prépare à mon prochain séjour dans la Loire). 

Premier plat: petit pavé de saumon, œufs de truite, épinard, sabayon de curry. Le sabayon de curry, je vous jure, m’a donné envie de me rouler par terre. Mais je ne vous ai pas fait honte: je suis restée sagement assise sur ma chaise.

 

Deuxième plat: filet de lieu jaune, quelques moules, encore du sabayon au curry (je me suis encore retenue de me rouler par terre), haricots verts. Il restait un petit morceau de coquille de moule qui a craqué sous ma dent et le serveur était franchement désolé…

 

Deuxième vin: un Beaujolais blanc. Je ne connaissais pas ça pantoute, mais ça fitait encore.

Premier dessert: deux abricots rôtis, un peu de miel, yaourt grec et biscuit madeleine. Moi qui tripe sur les abricots murs, c’était encore une jouissance.

 

Deuxième dessert: un genre de millefeuilles aux fraises. Les feuilles étaient vraiment craquantes, les fraises étaient bonnes, mais je me serais passée de la crème fouettée. Faut dire que j’ai comme moins faim…

 

Troisième vin: un crémant du sud de la France. Ça fitait avec le dessert, évidemment.

Oui, c’était six plats, mais j’ai réussi à tout manger sans être bourrée, la preuve qu’ils savaient comment faire pour que ça soit juste agréable.

Quand je suis rentrée dans le resto pour aller payer, la fille au bar m’a demandé d’où je venais, vu mon accent. Mon serveur, qui passait par là, est parti à rire: «Tu ne reconnais pas l’accent? C’est tellement charmant!» C’est qu’il était charmant, lui aussi. Alors, la fille au bar a décidé de m’offrir le digestif: un petit verre (genre shooter) de menthe-pastille, servi bien froid pendant qu’on a jasé un peu de Québec, de France et de voyage. Pour une rare fois, j’ai ajouté du pourboire (un vrai «pourboire»), étant donné le service impeccable et tellement agréable.

Merci à Sisse de m’avoir dit que ce restaurant-là existait à Rennes et qu’il fallait ABSOLUMENT que j’y aille!

 

Ah oui… Je vous parlerai de Rennes demain. Parce que c’est une jolie ville.

1 commentaire:

  1. Mes amis Catherine et Hugues sont justement à Rennes présentement. Je leur donne le nom de ce restaurant, recommandé par toi. Belle découverte !

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