C’est qu’on a passé la journée au FIL, le bien-nommé Festival Interceltique de Lorient. Party!
On allait voir des spectacles de musique celtique en plein air, c’est un peu ce qu’on a eu. Avec notre badge de soutien payée 10 euros chacune, on a pu aller dans les sections réservées aux ceuzes qui avaient payé, justement. On a aussi vu des combats de lutte celtique. Oui, m’sieudame. Et une quantité affolante de jupes écossaises.
Les spectacles en plein air (dans la section réservée aux détenteurs de badges) étaient vraiment chouettes. C’est drette ce genre de pestaque-là que j’aime quand il est question de musique celtique.
Sur une section du site, des tites cabanes pour acheter des livres. Évidemment, j’ai pas pu résister, mais je me suis parlée mes amis, vous z’avez pas idée. C’est que non seulement je reviens en navion, mais en plus, dans deux semaines, je vais devoir me charrier en train entre Brest et Tours. D’autres kiosques des cossins bretons ou des cossins celtiques. Y’avait aussi quelques tentes où se faisait la promotion des parties du monde où les Celtes (mettons) ont un bout de racine: l’Écosse et l’Irlande (je veux bien), mais la Louisiane et l’Acadie, ça me parait moins évident. On a aussi eu un cours de Cornouailles : sans le S, c’est en Grande-Bretagne et avec le S, c’est en France. La dame au kiosque de Cornouaille-sans-S avait un accent absolument charmant et nous a donné un cours de Grande-Bretagne, d’Angleterre, de Pays de Galles, d’Écosse, d’Irlande et d’Irlande du Nord. Pis que le Royaume-Uni, c’est ni un royaume ni uni, pis que c’est yinque un truc administratif.
Des kiosques de bières comme vous ne pouvez pas imaginer. Y’en avait tellement qu’on se disait que les Bretons – ou les Celtes en général – sont de fieffés ivrognes.Pas vraiment de kiosques de bouffe. Notre plan était peut-être de se pogner ici et là, du stock à grignoter quand viendrait l’heure du souper. Mais devant le pas-de-kiosque, on s’est ramassées dans un Carrefour-Express et on s’est gossé un lunch pour la terrasse de l’hôtel!
Une tite cabane avec du stock d’érable. On était un peu curieuse, quand même. Le type, un Québécois, a marié une Française et s’est établi dans la région il y a quelques années. Depuis, il importe du sirop et du stock d’érable de Saint-Amable. Et plein d’alcool avec de l’érable. Heureusement, ce qu’il dit et ce qu’il vent tient la route.
Parce qu’il y avait un deuxième kiosque de stock d’érable. Pis on est allées jaser un peu, par curiosité. Un Français, dans ce cas-là, qui parlait des «Indiens» de Wendake qui lui vendaient des épices. Quand je lui ai dit qu’il serait mieux de parler de Premières Nations ou, à tout le moins, d’autochtones, il m’a répondu que les Français veulent qu’on leur parle des Indiens et que les Autochtones, ça ne leur dirait rien; j’ai rétorqué, peut-être un peu sèchement, qu’il pouvait quand même commencer à faire de l’éducation. En plus, il vendait du sirop cheap: du ambré, du foncé et du type mélasse! Plus c’est foncé, moins la qualité est bonne… Faque si c’est avec ça qu’il veut faire la promotion du Québec, c’est un peu raté.
Il a fait une chaleur torride sur le site. Nos différentes applications de météo indiquaient autour de 28, mais notre corps sentait plus que ça. C’est pour ça que la piscine, au IBIS Lorient, a été la bienvenue en début de soirée…
Je suis bien d'accord avec toi, il faut faire de l'éducation si on veut que les gens emploient les bons mots pour décrire nos premières nations.
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