Ce qui était prévu…
Que je fasse ma valise
Que je fasse le ménage de la maison
Que je vienne porter mes valises à l’hôtel à côté de la
guerre de Brest
Faque comme c’était prévu, c’est ça que j’ai fait.
Je sais pas si j’ai mal fait ma valise ou si j’ai déjà acheté trop de stock, mais je trouve que ça déborde de partout déjà. Et il me reste trois semaines de séjour français. Moi qui me parle depuis trois semaines pour ne pas trop en acheter… Je trouve que me parler n’a pas servi à grand-chose. J’avais le plan de mettre mon sac à dos dans ma valise, mais bazwell, ça rentre pas. Je vais me faire chier à charrier deux valises demain dans le train. Mais là, ça veut aussi dire que j’ai pas vraiment de place pour acheter du stock à Tours. Qu’est-ce que je vais devenir?
J’ai lavé les draps de mon lit, c’est ce qu’il restait à laver. Mais la chesseuse, c’est de la marde (c’est un peu comme la mienne). Les draps s’enroulent et deviennent impossibles à chesser parce que toutte pognés ensemble. J’ai fini par me tanner et les mettre sur l’espèce de sèche-linge, dehors.
Une fois les valises paquetées, je suis allée les porter à l’hôtel de la gare, à côté, comme vous le devinez, de la gare (vous êtes forts). Genre de petit hôtel qui doit dater de la fin de la guerre. Un ascenseur de deux pieds carrés où j’ai eu du mal à mettre mes deux valises pour monter au cinquième. Mais la vue sur le port et la rade, c’est de toute beauté.
De retour à la maison, je suis en train de passer l’aspirateur quand je reçois un message de Jean-François : ils devaient rentrer demain, mais comme l’amie où ils devaient crécher à Nantes doit exceptionnellement partir travailler à Paris demain, ils rentrent à Brest ce soir. Est-ce que vous avez le temps qu’on mange ensemble pour se parler de nos séjours respectifs?
Ce qui n’était pas prévu
Que je reste à la maison pour attendre les Cavarec
Que je soupe avec eux avant de rentrer à mon hôtel
Que je passe outre ma dernière crêpe ou mes dernières moules
brestoises
Ils sont arrivés vers 19h. On a pris l’apéro dehors (c’est qu’il fait vraiment beau même si c’est un peu venteux) puis on a mangé les pizzas et une petite salade que je suis allée acheter dans l’après-midi, après leur message. J’ai trouvé le vin de Beau Caillou beaucoup trop bon pour manger ça avec des pizzas!
Ce qui est le fonne, c’est de constater ce qu’ils ont fait comme voyage au Québec (et en Ontario). Parce que Jean-François a un cousin à Toronto, ils sont allés jusque-là, puis ils ont poussé leur voyage ontarien jusqu’aux chutes Niagara, évidemment. Ils ont adoré Kingston et les Mille Iles, notamment parce que ce sont des marins. Ils ont aussi aimé Montréal… et les baleines et autres cétacés vus à Tadoussac. Ne me demandez pas pourquoi la voiture a besoin d’un changement d’huile.
C’était vraiment chouette de les revoir, après nos séjours respectifs, de se raconter ce qu’on a vu au Québec ou en Bretagne. C’est fou, quand même, comme les échangistes en voient plus à Montréal que ce que je connais. C’est le principe des voyages. On en voit toujours plus à l’étranger que chez soi…
On a jasé jusqu’à 22h30, malgré leur décalage horaire. Puis Aurélie est venue me reconduire à l’hôtel de la gare.
En revenant à ma chambre, j’ai ouvert la télé (que ça fait trois semaines que je n’ai pas regardé). Pis là, à mon grand désespoir, une annonce de Trivago avec les mêmes gars mal doublés, dont celui qui a trop de dents. C’est décourageant, je trouve. J’ai ouvert la fenêtre (ben c’est comme une porte-patio), avec le bruit en bas. Mais c’est la seule façon d’avoir de l’air. La vue de nuit, sur le port, sert à rien. J’essaierai de penser vous prendre des photos demain matin, parce que la vue, cet après-midi, est franchement cool.
L’hôtel est tellement vieux qu’il n’y a pas de prise électrique à côté du lit. Je vais devoir me passer de CPAP pour la nuit, pas le choix. J’espère ne pas trop être congestionnée demain matin.
Pis merde, j’ai encore oublié de nous prendre en photo.
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