mardi 18 août 2026

Des petits bonheurs

Lavage

Ma journée a commencé par une petite brassée. Le bonheur. J’ai étendu ça dehors, sur les lignes à linge (ici, c’est des lignes, pas des cordes – d’ailleurs, les Bretons ont acheté un séchoir à linge à installer dans l’appartement chez moi, parce qu’ils n’ont pas compris que sur le balcon, en arrière, il y avait une corde qui servait à étendre le linge. C’est un des fils qui, assis pour prendre l’air, s’est écrié: «Maman, le fil, il sert à mettre le linge Regarde chez les voisins!» On apprend tous les jours…»

Ici, il y a cinq cordes parallèles, à hauteur de bras, pour mettre les vêtements. Comme il vente bien et qu’il fait soleil, ça a séché en moins d’une heure. Chaque fois que je suis sortie, les poules me suivaient comme des chiens de poche. Me font rire, les poules.

Non seulement mon linge sèche, mais 
si vous regardez dans les vignes de gauche, 
il y a un tracteur qui fait de l'entretien.

IKEA

Premier stop de la journée: diner aux boulettes chez IKEA. C’est le deuxième en une semaine: j’avais mangé des boulettes mercredi dernier, au IKEA à Brest (à côté de chez moi). Et là, à Saint-Pierre des Corps, à 30 minutes de chez moi. Pis je peux vous dire que j’étais pas la seule à avoir envie de boulettes. J’ai attendu 15 minutes en ligne! Au-delà de la quête de la boulette, je veux aussi acheter les rideaux moustiquaires (LILL) pour patenter de quoi à la maison: je veux ouvrir les fenêtres le soir pour avoir de l’air, mais pas de bébittes.

Drame de boulettes, au départ. La confiture d’airelles est disponible sur la table avec les autres sauces (ketchup, mayo…) Mais drame: le distributeur est vide. Heureusement, je viens à peine de m’assoir à une table à côté qu’une employée vient changer la poche de confiture pour en mettre une nouvelle. J’ai pu manger mes boulettes avec la sauce beige, les patates pilées et la confiture d’airelles. Mon diner est sauf. Et j’ai trouvé le moustiquaire.

Petit train

Puisque je suis à Tours, je décide de visiter la ville. Je la connais, puisque j’ai fait un échange de maison en décembre 2024, à Genillé, au sud de Tours. Je m’étais promenée un peu dans la ville. Mais là, il fait soleil, pas trop chaud (28-30) avec un bon vent et c’est l’été: ça veut donc dire qu’il y a un tour de petit train touristique!

Joli tour… et après, ben, j’ai refait à peu près le même trajet à pied. Je voulais aller manger une crègne glacée sur la place Plumereau (j’avais vu des comptoirs pendant la balade de train). Faque j’ai marché.

Je me suis arrêtée à la Cathédrale Saint-Gatien qui me flabeurgaste.

Puis, toutes sortes de places dont je ne me souviens plus des noms.

La rue Nationale
L'immense cèdre du Liban dans la cour du musée des Beaux-Arts
Une vieille maison à sécuriser...
Un restaurant de la chaine Poutine Bros!
Avec des vieilles parties de hockey à l'écran 
(ça m'a évidemment fait penser à Elvis Gratton!
La place du marché
Le monstre de Tours 
(l'artiste est le même qui a fait le lion de Bordeaux)
L'église Saint-Martin
La belle gare de Tours
La grande roue, le long de la Loire (non, je ne suis pas montée)
Et là, la crègne glacée sur la place Plumereau. 

Vanille de Madagascar, chocolat et noisette, café

 

 

 

Pis j’ai fait un tour de tramway. Juste pour le fonne. Pis y’a des adons, des fois, que je trouve drôle dans ma vie.  En décembre 2024, je cherchais des magasins Primark. J’en avais trouvé pendant que j’étais en Angleterre et en Écosse au printemps 2023, et, ô miracle, j’avais trouvé des bobettes qui me faisaient. Si vous n’avez jamais vu le reportage de Julie Artachaud sur la bobette quest desfemmes en surpoids, c’est très parlant. Alors, c’est comme pour les brassières: quand on en trouve un modèle qui fait, on en achète un tas. C’était ce que j’avais trouvé chez Primark. Alors, je fréquente les Primark depuis. Et là, dans ma petite ballade de tramway, je décide de me rendre, au hasard, jusqu’à l’arrêt L’Heure tranquille (drôle de nom, j’en conviens). Puis, en descendant du tramway, je réalise que L’Heure tranquille, c’est le nom du centre commercial (qui est juste là, d’ailleurs) où j’étais allée voir si, au Primark, il y avait ma bobette trouvée en Angleterre. Je me rappelle que ma quête avait été vaine, en décembre 2024.

Les routes

En sortant du stationnement de la gare de Tours (je trouve que c’est souvent une bonne idée d’aller stationner là : c’est souvent proche du centre-ville), je demande au GPS du char de me ramener à la maison. Malheureusement, il ne sait pas que plein de rues sont maintenant à sens unique à Tours (un genre de mitigation de la circulation). Alors, je tourne en rond en ville. Je finis par en sortir en riant, pis là, fouillez-moi pourquoi, il m’a ramené chez moi par l’arrière-pays. Au-delà des routes étranges (j’ai croisé une seule fois en une quinzaine de kilomètres), des villages étranges et des vignes à perte de vue. J’adore me perdre, comme ça, dans des routes inconnues.

J’ai traversé le village de Rochecorbon, un petit «village de caractère». Tu parles! Au-delà de la guinguette au bord de la Loire qui attire le tout Tours, y’a des troglodytes dans la falaise qui borde le village! Vous auriez dû m’entendre crier dans le char. Et on y produit du vouvray, dans le village. Alors, c’est pas pauvre.

On voit des fenêtres dans la falaise

Les bébittes

En arrivant à la maison, j’ai gossé pour installer mes moustiquaires. J’ai vraiment gossé. Disons que sur la première fenêtre, ce n’est pas un grand succès. En fait, je n’ai que du marking tape brun (comme pour tenir une boite) et le tissu ne colle pas sur le masking tape. Disons que ça tient de peur, mon affaire. Pis en plus, j’ai dû monter sur une chaise, la face dans la fenêtre ouverte… Pas de fonne. Pour la deuxième fenêtre, j’ai plutôt collé ça sur le bord du rideau déroulant. Ça tient un peu mieux, mais surtout, je n’ai pas besoin de monter sur une chaise… Sauf que je ne dois pas ouvrir le rideau déroulant au complet parce que dans le haut, il n’y pas de moustiquaire. Ça a aidé. Il y a quand même des bébittes dans la maison, mais beaucoup moins qu’hier soir. Faut dire que j’ai aussi acheté un diffuseur antimoustique. Ça sent le camphre et l’eucalyptus (ce qui n’est pas nécessairement désagréable). Je suis prête à beaucoup pour m’épargner des bébittes.

Ma retraite

Seule ombre dans mon tableau du jour causée par je ne sais pas qui: les fonctionnaires du gouvernement ou les RH du cégep? J’ai reçu mon premier virement de retraite. Sauf qu’il est la moitié de ce à quoi j’ai droit. Vous voulez des chiffres? J’ai reçu 2500$ pour un mois, alors que je m’attendais à 4500$ selon les communications que j’avais eu avec Retraite Québec: en février, on avait estimé le montant de ma rente et c’était prévu que le calcul serait définitif le 11 mai. Vous êtes d’accord qu’on est bien passé le 11 mai? Mettons que ça change la patente un peu. J’ai écrit à Retraite Québec qui m’a dit qu’ils avaient demandé au cégep le montant final de mon salaire le 16 aout (le premier jour de ma retraite), que le cégep avait 90 jours pour répondre et que les montants seraient réajustés par la suite. Euh??? Ça veut dire que je peux passer trois mois avec 2500$ par mois au lieu de 4500$??? J’ai échangé des messages avec Mélanie, aux RH au cégep, et elle a envoyé aujourd’hui même ce qui était demandé par Retraite Québec.  Ils s’imaginent quoi, les gens dans les bureaux à Québec? Qu’on est capable de vivre avec la moitié de ce à quoi on a droit? Pis que c’est pas grave, on va l’avoir plus tard? Bande d’incompétents.


À la télé

Je regarde distraitement un poste de documentaires (c'est souvent ce que je préfère). En plus, toute la soirée a été consacrée à l'aviation: l'entretien des avions par Air France, la construction du Concorde et l'avion présidentiel Air Force One. Fascinant, aurait dit Charles. 

3 commentaires:

  1. Pis, as-tu trouvé tes bobettes chez Primark?

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  2. Eux une corde a linge c’est une ligne a linge, au Nouveau Brunswick, ils disent: une ligne a hardes

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