Première visite du jour, au Mans: le musée de l’Automobile. Ça s’explique: à cause de la mythique course des 24 heures du Mans, il fallait faire ce musée! Moi qui ai déjà visité le musée de l’Automobile à Turin pour cause de FIAT, et le musée de l’Automobile à Mulhouse pour cause de musée privé d’un fêlé, c’était comme normal que je fasse le musée de l’Automobile du Mans. Faut toujours ben que je sois conséquente avec moi-même, viarge. Cool musée. Je ne tripe pas tant sur les chars (ne me demandez pas, siouplait, ce que je fais dans un musée dédié aux chars!), mais je trouve ça beau, des chars et des vieux chars surtout. Je dois tenir ça de mon père. Faque dans le musée, des vieux chars, de ceuzes qui ont gagné la course d’endurance à travers les années. Fascinant, je vous dis. Les pilotes qui sont bons en endurance ne sont généralement pas bons en vitesse. Ça prend des habiletés différentes.
À la fin, ça se termine, comme tout bon musée, dans le gift shop. Je vous le dis tusuite: si vous vous attendiez à un souvenir des 24H, oubliez ça. Le moindre t-shirt pour enfant coute 50 euros!
J’essaie de sortir du site du musée pour aller vers Blois. Vous dire que c’est mal indiqué pour en sortir (en char), c’est hallucinant. Je vire, je reviens sur mes pas, je fais des youteurnes où c’est pas supposé, je me dis coudon messembre que je suis déjà passée ici… Pourtant, pour arriver sur le site, c’est super balisé: tous les stationnements portent un numéro et une couleur associée. C’est qu’il vient autour de 350 000 personnes pendant les quelques jours de la course, en juin. J’espère juste qu’ils n’ont pas l’intention de tous partir en même temps… ou bedon, j’espère qu’y’a plein de policiers ou de gendarmes qui aident à faire fuir la populace.
J’ai fini par mettre le cap sur Blois, où je suis arrivée en fin d’après-midi. Juste à temps pour aller au musée de la Résistance, de la Déportation et de la Mémoire. Vous pourrez jamais dire que j’ai pas de la suite dans les idées.
| Il y a de vieux tunnels sous le château, construits il y a plusieurs centaines d'années, qui ont servi d'abri |
La région, je l’ai appris hier, était bien prisée par les Allemands parce que pas trop loin de Paris ni des côtes. Le Mans a été relativement épargné, ce qui n’a pas été le cas de Blois, probablement à cause de la Loire drette là. Les gens qui fuyaient le nord et Paris occupés n’avaient pas le choix de traverser la Loire pour aller au sud, en zone libre. Alors, les ponts sur la Loire y ont gouté, comme les villes qui sont à côté. Le petit musée était bien fait, mais ce que j’ai aimé le plus, c’est les deux petits films qui expliquaient la première semaine des combats (et la reddition de la ville) en juin 1940, puis les quatre années d’occupation et la libération de la ville en aout 1944. J’y ai passé une heure et ce fut suffisant. Même si j’apprends de quoi à chacune de mes visites autour de la guerre.
Bon, là, il faut que je vous dise que Blois est décevante. Parce qu'elle n'a pas de titrain touristique. Franchement. Comme il y a plein de rues en pente, ça serait une maudite bonne idée, je trouve, de se gréyer d'un titrain. Il faut donc découvrir la place à l'huile de genou.
| L'escalier Denis-Papin. Chaque année, il change de "fond". C'est vraiment beau. |
| Les trottoirs aménagés le long de la Loire |
| Le pont Jacques-Gabriel, détruit par la résistance de Blois, reconstruit par les Allemands, puis détruit par les Allemands... |
Souper fort agréable (mais pas ben bon) sur le bord de la Loire. D’autant plus que je me suis rincé l’œil (même les deux!) sur le beau monsieur à la table d’à côté. Un type de l’est de l’Europe à en juger par son accent (tant en anglais qu’en français) et le fait qu’il parlait une langue inconnue avec sa femme…
Apéro au vin blanc très agréable (un cépage inconnu, l’horgelus, qui m’a fait penser au Côte de Gascogne qu’on a à la SAQ et qui fait une bonne job d’apéro) et vin rouge magnifique pour le souper (un Pessac-Léognan!). C’est juste que la tranche d’entrecôte était vraiment trop raide! Je me suis tannée de mâcher! J’ai hésité à prendre un autre verre de Pessac-Léognan pour faire passer l’animal, mais à 12 piasses le verre, je me suis dit que j’allais endurer mes mâchoires fatiguées.
Vous savez que j’aime les lumières? Ben ce soir, show son et lumières dans la cour du château de Blois. À 22h15, j’étais assise sur le bord d’un escalier en riant intérieurement. C’est que je me suis acheté un petit banc justement pour cette sortie, en me disant que ça serait plus confortable d’être assise que de faire du surplace pendant 75 minutes. Bravo à moi: mon petit banc est dans le coffre de l’auto, en face de l’hôtel, en bas de la côte et de ses 94 marches. Nôwé que j’allais les descendre et les remonter pour un banc. D’où le bord de l’escalier. Au centre de la cour, tout le monde, jeunes et vieux, est assis par terre. Il fait encore 26, c’est humide mais au moins, le vent est agréable. Le show a commencé comme prévu à 22h30.
Comme c’était annoncé comme un spectacle son et lumières, je m’attendais à du son et des lumières. Son, dans le genre musique. Pas dans le genre jasage. Parce qu’on a eu droit à l’histoire du château de Blois racontée par des gens qui l’ont connu dans l’Histoire de la France. Sauf que moi, les vraiment vieux Français, je ne les connais pas nécessairement. J’ai déjà entendu leur nom, mais me rappeler qui a couché avec qui et qui a tué qui, ça m’échappe. Faque y’a des grands bouts que j’ai pas compris. Dans les deux sens du terme : pas compris parce qu’il me manque des repères historiques, mais aussi pas compris parce que c’était mal articulé, prononcé d’une façon chantante (ce qui fait qu’on perd les fins de mots ou de phrases), et parlé trop vite, ce qui fait que l’écho (en fait le relatif vide) de la cour rend l’audition difficile. Même si y’a des bouttes où je me disais coudon-qu’esssé-qu’y-dit-pis-c’est-qui-lui, j’ai aimé ça, les lumières sur le château. J’espérais que la pluie annoncée ne se manifeste pas pendant le pestaque, et on a été quitte pour rester au sec.
En revenant à l’hôtel, j’ai fait des recherches sur l’Horgelus. Ben, c’est un vin des Côtes de Gascogne, pis le producteur est à Montréal, dans le Gers! Toute est dans toute.
Nous avions terminé notre voyage de vélo a Blois depuis Nantes et retour vers Nantes via Ajay Le Rideau, etc…. Je me souviens d’avoir mangé une superbe raclette a Blois, tellement bonne que mon chum qui avait pris un poisson, a voulu y retourner le lendemain pour y manger une raclette, que j’ai repris aussi.
RépondreSupprimerJ’ai oublié de signer mon message sur la raclette
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