Premières sorties extraterritoriales aujourd’hui, si on tient compte que Tours, même à 30 km de la maison, ça fait partie du territoire. Alors, ce matin, après avoir sorti les vidanges et le compost, je pars.
Le GPS de mon char m’a fait solidement chier. Il choisit toujours la route qui est la plus courte, pas celle qui va la plus vite. Si bien que ça m’a pris 1h30 faire 70 km, parce qu’il m’a fait passer par toutes les villes et villages inimaginables au lieu de me faire passer par l’autoroute. C’était joli, mais je voulais me rendre à Richelieu, moi. Note à moi-même: l’envoyer chier et demander à Gougueulemappe sur mon téléphone de faire la job. D’autant plus que je n’ai pas encore réussi à faire parler le GPS du char. Je suis toujours obligée de regarder l’écran. Faque écran pour écran, autant prendre celui qui va m’amener plus vite là où je veux aller. Malgré le délai du matin, j’ai quand même réussi à faire tout ce que je voulais dans ma première journée de sortie de mon territoire.
Premier stop: Richelieu, du nom du cardinal. En fait, le village (officiellement, c’est un bourg rural) de Richelieu pourrait être encore dans mon territoire puisqu’il est en Indre et Loire, mon département. C’est juste que c’est un peu éloigné… Ledit cardinal a fondé ce village entre 1631 et 1642 (ça vous dit-tu de quoi, cette année-là?) avec le désir d’en faire une ville parfaite. C’est un grand rectangle avec des rues perpendiculaires et parallèles, entouré de fortifications et de portes monumentales. Une des rues qui borde le rectangle s’appelle l’avenue du Québec. Oui, oui. Au milieu, une grande rue (elle s’appelle Grand Rue…) qui va d’une porte à l’autre, puis deux places (la place du Cardinal et la place Royale. L’église de la place s’appelle Saint-Vincent-de-Paul. J’ai comme l’impression d’être en terrain connu (mais pas tant que ça, finalement). Mais ne soyez pas surpris: le bourg est jumelé avec la ville de Richelieu, au Québec.
| Ladite avenue du Québec, avec ses arbres |
| La Grand Rue |
| L'église Saint-Vincent de Paul |
| Je trouve cette photo anachronique: une porte du 16e siècle et un feu de circulation! |
| On voit un peu le plan de la ville sur cette grille |
Aujourd’hui, l’endroit est classé au patrimoine français.
Deuxième territoire: le Maine-et-Loire. Avec le nom Loire dans son nom de département, c’est un peu plus facile à placer sur une carte. C’est dans ce département que j’ai trouvé l’abbaye de Fontevraud. Une splendeur, mes amis, une splendeur.
L’Abbaye est connue pour son abbaye (!!!) Notre-Dame, là où gisent des Plantagenêt. C’est que la patente a été pensée en 1115. Puis, Aliénor d’Aquitaine fait installer deux gisants dans l’abbaye : son mari, Henri II Plantagenêt et son fils, Richard Cœur de Lion. Elle sera, elle aussi, enfermée dans un gisant à sa mort en 1204. Six-cents ans plus tard, Napoléon 1er va décider de faire une prison de l’abbaye. Elle reviendra à la vie religieuse en 1963… et l’état, voyant l’importance historique et architecturale des lieux, va s’en occuper. En 1975, l’abbaye est devenue un haut-lieu de la création et de la culture, avec des spectacles, des expositions, un musée d’art moderne.
| L'église abbatiale |
| Les gisants |
| Le cloitre |
| Le cloitre |
Aujourd’hui, l’endroit est classé au patrimoine de l’UNESCO.
Autre territoire: la Vienne. Ça aussi, je sais que c’est le
nom d’un département (je le trouve quand je joue à JetPunk), mais je n’aurais
pas vraiment placé ça sur une carte de la France (mais chus pas conne au point
d’aller placer ça en Nautriche). Là, je devrais à peu près y arriver.
Mais je fais yinque traverser.
Je reviens en Indre et Loire pour le petit village (classé petit village de caractère) de Candes-Saint-Martin dont les premières traces remontent à l’an 397. Oh maille gode. Je suis passée trois fois à travers le village juste parce que je trouvais que ça n’avait pas d’allure. Je sais pas comment on appelle ça, un tas de maison, ses 225 habitants et une vieille église qui date du 11e siècle. Oui, m’sieudame. Un bourg? Un hameau? Pardonnez les photos… prises à travers le parebrise du char!
| T'sais, quand le GPS du char appelle ça «route sans nom»... |
| L'église du 11e siècle |
| Le bord de la Vienne |
De toute évidence, le village n’avait pas été pensé pour des chars.
Je suis de retour en Maine-et-Loire, à Saumur, pour coucher ce soir (et demain et après-demain). Je loge au Campanile de Saumur. Si, de l’extérieur, l’hôtel a l’air un peu défraichi, les chambres (du moins, la mienne) sont agréables. Il manque un espèce de trépied pour déposer la valise et le système de la fenêtre est d’une marde terrible (il n’y a pas moyen d’avoir de l’air venant de l’extérieur – ce qui serait bien agréable vu les 16 degrés dehors – parce que toute la fenêtre est recouverte de ce rideau déroulant à l’extérieur. Alors, parce que les chambre ne sont que sur un étage et que les portes donnent directement à l’extérieur, si on veut un peu d’intimité, il faut dérouler le rideau jusqu’en bas, empêchant la fenêtre qui s’ouvre de faire sa job d’aération. Mais bon, ça va aller. Je ne devrais pas mourir.
Je suis allée souper à quelques kilomètres de mon hôtel, dans un resto appelé Les dames de la Loire. Grand dieu que c’était un endroit sympathique. Et la sauce au vin blanc de Saumur qui accompagnait la cuisse de canard était divine. Savent faire à manger, quand même, les Français.
Pour le GPS, il est peut-être en mode "pas d'autoroute". Ça nous est déjà arrivé. J'adore l'abbaye, ça respire le calme.
RépondreSupprimerNous avions dormi a Saumur lors de notre voyage a vélo dans la Loire..
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